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 Un repas with THE libraire of Charleston {Absynthe}

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MessageSujet: Un repas with THE libraire of Charleston {Absynthe}   Sam 13 Nov - 3:55

- C'est pas comme si je vous demandais la Lune, je voudrais, j'aimerais juste avoir un taxi pour dans trois heures ! Je me fiche qu'il n'y en ai plus jusqu'à ce soir, vous m'en trouvez un, je peux payer le double du tarif normal mais il m'en faut un ! Bien, merci ! Au revoir, mademoiselle !


Le jeune homme ferma le clapet de son portable si violemment que cela fit peur au gens qui passait à côté de lui dans la Rue. Il traversa la rue, son café à la main, son baladeur sur les oreilles. Il ne prit même pas la peine de regarder si quelqu'un ne venait pas. Il s'engagea. Pour le moment, ce n'était pas sa santé qui lui faisait peur, ni de mourir dans les secondes à suivre. Juste celle de sa grand-mère, elle était à l'hôpital, il n'avait pas de voiture et ces foutus taxi étaient tous pris ! Sûrement pour des petits bourges qui en avaient besoin pour faire leur shopping aux heures de pointes ! Cela l'exaspérait celle ville bondée, qui sentait la pollution et le stress. Lorènn regrettait l'air frais de la campagne, mais sa mère lui ait affirmée que c'était une bonne ville pour les étudiants pressés comme lui d'arrêter leurs études justement ! De passé au concret ! Il voulait faire la plus rapidement possible, pour partir d'ici, très vite.
Ses parents lui payaient la nouvelle résidence de la ville hors de prix, il s'en contentait mais il devait dire que ces sièges de velours rouge pourpre lui donnaient le tournis. Et les draps en soie qui étaient changés tout les jours le faisait glissé. Il savait que c'était ironique mais il ne pouvait pas s'empêcher de penser à cette réplique comme quoi les draps de soie étaient dangereux pour les bébés, justement parce qu'ils pouvaient glissés !
Lorènn pourtant aimait sa grande chambre, où il y avait un bordel monstre, par terre et même au plafond, il est vrai que parfois, sous le coup de la colère il avait lancé quelques vêtements sur le lustre en cristal... Et cette vison l'aidait à s'endormir le soir, il le fixait, et le sommeil le prenait alors !
Lorènn pourtant aimait sa grande chambre, où il y avait un bordel monstre, par terre et même au plafond, il est vrai que parfois, sous le coup de la colère il avait lancé quelques vêtements sur le lustre en cristal... Et cette vison l'aidait à s'endormir le soir, il le fixait, et le sommeil le prenait alors !
Ce matin encore, lorsqu'il s'était réveillé d'un coup de réveil violent, il avait vu son t-shirt de la veille au dessus de lui. Il avait fait un bond en voyant l'heure et s'était habillé à la hâte, avait prit un jean en vrac, une chemise, tout de même, pour aller en ville, un sweat aurait été un peu... "osé", et un cravate noir, simple, unie, que son père lui avait offert. C'est que j'ai en trop d'un défilé, avait-il dit ! Chouette, merci p'pa ! Ça m'honore ! Ouai, génial, une belle cravate de défilé... Enfin, s'était-il dit, au moins, il lui avait offert quelque chose, la seule chose que sa mère lui ai offert, c'est son loyer. C'est vrai qu'il n'aurait pas pu le payer seul, mais Lorènn estimait que n'étant pas là pour lui dans sa jeunesse, elle pouvait au moins l'aider à réussi sa vie en déboursant un dixième de son salaire par an pour lui payé une résidence de luxe.
Lorènn s'était pris les pieds dans le tapis, s'était rattrapé à la table de verre, avait faillit faire tomber le vase et l'avait tenu de justesse avant qu'il éclate au sol. Il avait alors eu une montée de chaleur durant quelques secondes et il était vite sorti de l'étouffante pression de la suite après avoir prit tout ce qu'il lui fallait, pour aller se ressourcer dehors du bon air frais du matin, BIPPPP, l'ai pollué du matin...
Et le voilà qui reçoit cet appel qui l'a stressé pour la journée, d'un hôpital qui lui dit qu'une certaine madame Heulli vient d'y être accueillie et qu'elle réclame monsieur Caysland son petit fils. Après s'être fait littéralement engueulé parce que soit disant, elle avait appelé mais il n'avait pas répondu, Lorènn lui avait dit textuellement du tac au tac, sans prendre de gants :

- Mademoiselle, je suis Lorènn, je ne suis pas son fils, et je ne suis pas comme mon père !


Il lui avait raccroché au nez et elle avait rappelé quelques secondes plus tard, s'était excusé en disant que lorsqu'elle avait appelé son père donc, il avait été très désagréable et avait dit ne pas avoir le temps. Lorènn avait promit de passer le plus vite possible quand elle avait dit ce qu'avait sa grand-mère. Et il s'était battu pendant une heure avec la compagnie de taxi de Charleston avant d'arriver à avoir enfin quelqu'un de sérieux, avec qui il s'était encore battu ! Il avait gagné, du moins l'espérait-il !
Il avait besoin d'aller la voir, il ne pouvait pas l'abandonner comme le faisait son père, son fils unique ! Il l'aimait trop pour ça !
Sans qu'il la voit passer, la matinée s'était déroulée, stressante, pressante, triste, froide, une mauvaise matinée, et une mauvaise journée. Là, Lorènn était mal, son cœur lourd, ses mains tremblantes, il avait peur et il n'avait rien mangé ce matin, sa tête le tournai. Il fallait qu'il mange, très vite, où bien toutes ses sirènes de pompiers que l'on entendait des dizaines de fois par jour, seraient pour lui ! Il longea la rue, tantôt évitant les gens sans même le vouloir parfois, tellement il tournait, et tantôt fonçant dedans, dans la Lune, ne regardant rien, la musique lui emplissant la tête. Il rentra dans un petit restaurant qu'il reconnu comme tel grâce aux gens qui étaient accoudés au bar uniquement. Son nom lui rappela quelque chose puis il l'oublia instantanément. Il enleva sa musique et fonça droit sur le bar, il demanda d'abord un rafraichissement puis, qu'il vida d'un trait. Le goût sucré de l'eau à la menthe le remit l'aplomb, il se sentit mieux. Il en demanda un autre, un plus fort cette fois, quelque chose qu'il se permettait lorsqu'il était mal dans sa tête, pas comme un psychopathe mais quand il sentait sa vie basculée sous lui, comme un décor qui s'effondre, il voyait alors tout autour de son corps se désagrégé subitement, ne le laissant plus que lui, seul au milieu de l'infini blanc. Une vison nocturne qu'il avait de plus en plus souvent quand la journée avait été mauvaise, comme aujourd'hui... Il savait que ce soir, il n'y échapperait pas, et même si quelques filles venaient s'amuser avec le jeune homme dans son lit quelques heures, et arrivaient parfois à lui faire échappé aux cauchemars, celui ci était éternel, invincible.
Lorènn vida son esprit de cette vision et sirota son whisky sans conviction. Quand, au bout d'un certains temps, son ventre le rappela à l'ordre, le jeune homme prit son verre à moitié vide et se retourna pour aller vers une table, il ne regardait pas, il pensait, à beaucoup de choses à la fois, des problèmes notamment... Il ne le vit pas, et lorsqu'il le vit, c'était trop tard, son verre avait déjà éclaboussé la chemise de l'homme qu'il venait de percuter. Lorènn poussa un soupir et leva le regard , un regard de feu, plein de rage, aucunement pour s'excuser, mais pour dire que pour la énième fois, le sort s'acharnait aujourd'hui....
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MessageSujet: Re: Un repas with THE libraire of Charleston {Absynthe}   Dim 19 Déc - 1:09

Nous étions jeudi et il était 13h. A cette heure, habituellement, il était derrière son comptoir à espérer stupidement que le énième passant s'arrêtant devant sa vitrine allait entrer, et avec un peu de chance, demander quelque chose. Une petite nouvelle de Balzac peut-être... ? Il aimait beaucoup la littérature française, et comme la Littérature et l'Histoire se liaient, il connaissait également l'histoire récente de la France. C'était le pays qu'il avait voulu connaître, après s'être intéressé aux Amériques. Et puis son frère y habitait, il fallait bien qu'il se renseigne aussi.
Mais aujourd'hui, il n'était pas derrière son comptoir en respirant l'air particulier de sa boutique. Aujourd'hui, il était dehors en train de respirer celui de la ville. Même polluée, il était tout de même plus frais.
Il s'était réveillé avec un horrible mal de crâne, à chacun de ses mouvements, aussi petits soient-ils, il avait l'impression que sa tête allait se décrocher. Qui plus est, il avait la nuque et le dos particulièrement raides et douloureux. C'était étrange, il n'avait jamais eu ça. Il avait bien dormis pourtant, et puis il allait parfaitement bien hier. Peut-être était-ce l'âge ? Il approchait dangereusement de la quarantaine quand même... Il soupira, une vieille librairie où personne ne va, une vielle voiture qui croule sous la rouille et sans chauffage. Voilà avec quoi il passait ses journées. Voilà à quoi il a passé 40 ans de sa vie, presque. Il n'avait même pas la fierté d'avoir une femme qui l'attend le soir à la maison.


- T'as raté ta vie mon vieux.

Et voilà qu'il parlait tout seul. Se parler à soi-même encore, ça va, mais à voix haute... Il jeta un œil vide à son reflet dans une vitrine et s'arrêta. Ses 40 ans, il ne les faisait pas trop... il souri pour voir. Mmm... ça allait, même si ça le vieillissait considérablement. Il ne lui restait plus qu'à ne plus sourire. Ca va, il n'était pas du genre à être sociable et souriant. Il reprit sa marche lente, il craignait beaucoup trop d'avoir mal. Ca faisait une petite heure qu'il se baladait en ville, il commençait à avoir faim. Il entra dans un restaurant chinois sans trop réfléchir, c'était le premier sur lequel il était tombé.
Il y entra très très lentement, poussa la porte avec une lenteur escargotesque. Il partit en ligne droite vers la table au fond, tout autour de lui, les gestes des personnes semblaient aussi lentes que les siennes, il savait que ce n'était pas vrai. Mais il lui suffisait de voir quelqu'un bouger trop vite que ça tête lui tourne. Il soupira encore une fois. Puis tout à coup, un jeune garçon se retourna comme un taureau en feu et le bouscula, un liquide froid lui saisit le ventre. Il baissa vivement la tête, mais sa vue se troubla sous le coup de la douleur. Sans réfléchir, il attrapa l'épaule du garçon, ce contact l'empêcha de s'évanouir. Il se frotta les yeux, puis les sourcils, restant le plus immobile possible.


[Désolée d'avoir mis autant de temps à répondre =/]
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MessageSujet: Re: Un repas with THE libraire of Charleston {Absynthe}   Dim 9 Jan - 4:13


Lorènn s'arrêta soudainement et vida son esprit, se concentrant sur le moment présent. L'homme qu'il venait de bousculant violemment s'était rattrapé à lui et la panique passée, le jeune homme, en voyant le visage crispé sous la douleur, de l'inconnu, sentit l'angoisse l'envahir. Il se baissa et prit l'homme sous le coude, amenant avec son pied une chaise près de lui afin d'y asseoir l'homme. Lorènn était de plus en plus mal, décidément, cette journée était à mourir ! L'horreur ! Le jeune homme s'assit à côté du pauvre homme qui avait encore du mal à respirer. Il s'en voulait énormément, surtout d'avoir d'abord penser à lui après le choc avant son inconnu. Il grimaça et, toujours muet, fonça vers le bar demander un ver d'eau et une aspirine à son ami. Le vieil homme jeta un coup d'œil à l'homme sur la chaise et donna à Lorènn ce qu'il voulait sans histoire, ainsi qu'une serviette humide. Le jeune homme le remercia et retourna vite auprès de son patient. Sa première rencontre de la journée commençait vraiment bien !
Il lui tendit le verre d'eau et le petit cachet et l'encouragea à boire.

Buvez, ça vous fera du bien.

Lorènn n'aimait pas parlé. Surtout maintenant. Il ne s'était même pas excusé et l'homme avait l'air vraiment très mal. Lorènn commença à imaginer le pire en entendant les sirènes bourdonnées à ses oreilles à l'extérieur. Il se retrouverai effectivement peut être à l'hôpital mais pas pour les raisons auxquelles il pensait au départ. Il soupira et se décida enfin à parler. Après tout, c'était la moindre des choses !

Je suis extrêmement désolée de vous avoir bousculé. Je n'étais pas dans mon état normal. Je suis Lorènn... [Il hésita un moment avant d'ajouter] Et vous ?

Lorènn doutait que l'homme lui répondrait mais il releva finalement la tête après quelques temps dans l'ombre, sûrement à penser à beaucoup de choses, comme le jeune étudiant depuis le lever du soleil, et même avant. Cet homme là était étrange, spécial mais Lorènn le trouvait... différent. Il se sentait mal à l'égard de ce quadragénaire au visage livide et aux yeux sombres ou se refletait ses problèmes, sa vie, sa douleur et le visage de Lorènn quand il le regarda. Lorènn sentit son regard peser sur lui, et il retourna la tête, reprenant le verre vide poser sur la table à côté.

Je reviens.

Il ne savait pas pourquoi il s'était sentit obligé de dire cela en se levant. Comme une mère dit cela à son enfant quand elle part un instant mais que l'enfant, lui, à peur qu'elle parte à jamais; Sa mère ne disait jamais cela avec lui, cela de l'engageait donc pas. Et elle était partie un jour pour toujours. Lorènn le savait. Il s'en fichait; Elle n'avait jamais été là pour lui, pourquoi elle lui aurait dit qu'elle ne le reverrai plus, pourquoi lui aurait-elle dit qu'elle l'aimait pour la première et dernière fois de sa vie ce jour là. Elle n'avait aucune raison. Lorènn posa distraitement le verre sur la bar, plongé dans sa transe, ses songes du passé qui remuait son cœur comme la houle les navires... Il revint vers la table de son inconnu plus si inconnu car Lorènn lisait en lui, il voyait dans on âme, son déchirement, comme lui. Plus le temps avançait, plus il se sentait proche de cet homme au teint halé lorsqu'il n'était pas blanc comme un linge et aux petits yeux fatigués... Lorènn alla chercher un menu, pensant offrir à son homme le repas de cet excellent restaurant pour se faire pardonner et sans se l'avouer, parce qu'il avait une envie folle de le connaître...
En bon et fidèle lecteur de la littérature classique et fantastique surtout, il ne croyait pas aux coïncidence, mais à une chose très incongrue : le Destin.

[Ça ne fait rien, je n'ai pas fait beaucoup mieux que toi question vitesse... Je m'en excuse aussi.]
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MessageSujet: Re: Un repas with THE libraire of Charleston {Absynthe}   Sam 22 Jan - 0:16

On l'attrapa le bras et le tira jusqu'à une table. Il s'assit très lentement et se décida enfin à ouvrir les yeux. Histoire de voir qui l'avait aidé. Il cligna des yeux, chassant sa vue trouble. Il se retrouva avec un jeune étudiant, la vingtaine pas plus... et mal rasé. Bah... il avait pas son mot à dire, il n'avait pas fait mieux aujourd'hui. Quoique... il n'avait pas un seul vêtement qui pouvait lui faire passer pour un négligé. Bon, il n'allait quand même pas se plaindre. Le jeune homme aux yeux bleu azur se retira et lui donna un verre d'eau et une aspirine.
Absynthe tendit la main, près à saisir le médicament, mais sans trop savoir pourquoi, il hésita.
Il se décida enfin et le laissa se dissoudre. Peut-être que c'était involontaire, mais le jeune homme avait bien choisit la table. Ils étaient juste à coté de la fenêtre. Il faisait beau ce jour-là, le soleil nimbait la table de lumière et illumina les petites particules d'aspirines. Ca pouvait paraître étrange d'apprécier une simple table et un verre d'aspirine, mais Absynthe s'en fichait. Il sentit les rayons lui caresser et réchauffer la partie droite de son visage.
Il évitait surtout de bouger, sa tête exploserait sinon. Il inspira profondément et leva doucement la tête vers l'inconnu qui s'était assit en face de lui. Il avait un peu mal, mais plus ses gestes étaient lents, moins son crâne lui faisait mal.
Il fixa un instant le jeune homme, le détaillant. Il avait de sacré yeux... d'un bleu clair presque translucide. Sa mère avait les même. Lui, il avait hérité des yeux perçants et sombres de son père.
Tiens, c'était marrant ça. L'homme en face de lui avait les yeux, les cheveux, la peau clair... Absynthe était son exacte opposé, ou presque (il avait juste la peau un peu mate).
Il fixa ses prunelles dans celles du jeune homme et chuchota doucement.


- Ca va, ne vous inquiétez pas... ça passe rapidement...

Oui, ça passe rapidement, ça réussi à vous détruire la tête en quelques secondes... mais sinon ça va.
La chuintement du médicament cessa et il bu le verre, coup sec. S'il devait avoir mal, que ce soit une fois, et pour de bon. Il rebaissa la tête, écarquilla les yeux puis les ferma sous la douleur.
C'est bon... ça passe... ça va...
L'homme ne disait rien, mais il finit enfin par se présenter. Il n'avait pas l'air très à l'aise.

- Je suis extrêmement désolée de vous avoir bousculé. Je n'étais pas dans mon état normal. Je suis Lorènn... Et vous ?


Ses commissures se relevèrent d'un demi-milimètre et il haussa un sourcil, amusé. Il n'était pas dans son état normal ? Et bien qu'est ce que ça doit être quand il l'est.
Il leva une main et lui fit un signe d'apaisement.
Il ouvrit la bouche pour répondre... mais la referma rapidement. Son nom n'était pas du tout commun... il avait rarement été victime de brimades pourtant... oh et puis, ce n'était qu'un nom.
Il leva les yeux sur Lorènn.
Ce n'était qu'un inconnu.


- Absynthe.

Ils se regardèrent longuement. Il ne le lâcha pas du regard. Cherchant à découvrir ses pensées par le biais de son regard et de son visage. Lorènn se défila avant qu'il n'y parvienne.

- Je reviens.
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MessageSujet: Re: Un repas with THE libraire of Charleston {Absynthe}   Dim 30 Jan - 6:37

En revenant à la table, Lorènn se rendit compte qu'il n'avait pas fait attention à ce que lui avait dit l'homme. Il lui avait demandé son nom... Il avait répondu, le jeune homme en était certain, mais à redire ce qu'il avait dit, il s'en sentait incapable. Trop occupé à fixer ses yeux noir ébène, il n'avait entendu qu'un bourdonnement de résonnance, comme s'il s'était noyé dans ces yeux et que le son lui parvenait à travers l'eau... Il fouilla son esprit, espérant que son subconscient le sauve une fois de plus. Un mot lui vint, le nom d'un alcool qu'il appréciait peu mais que certains trouvaient excellent. Ils en servaient dans ce bar mais Lorènn ne se rappelait pas avoir entendu qui que ce soit en commander... Il sourit et regarda son hôte qui le fixait aussi. Son sourire s'estompa, il venait d'avoir une révélation. Cet alcool était le nom de son inconnu plus si inconnu après cet aveu non assimilé mais tout de même avoué. Absynthe... C'était ce qu'il avait dit. Lorènn le sonda et après mure réflexion, il trouvait ce prénom très approprié. Un homme mystérieux, aimable et sûrement très... spécial, tout comme cette boisson... Le jeune homme sortit de sa transe et parla enfin, de peur qu'Absynthe ne le prenne pour un idiot muet qui passait son temps à l'observer sans rien dire...

- C'est très beau comme prénom je trouve. [Il marqua une pause et regarda le menu qu'il avait dans ses mains, allumant une petite chandelle dans sa mémoire...] Oh, j’allais oublier ! Vous avez faim ? Je vous paye ce que vous voulez, pour me faire pardonnez ma conduite...

Il gratifia son hôte d'un éclatant sourire, réellement heureux de faire plaisir... pour une fois. Il se sentait bien avec cet homme. Il dégageait de lui des ondes qui rendait Lorènn serein et relaxer. Il parlait. Une chose très rare avec des inconnu, lui d'habitude si timide et réservé, voir repoussant parfois lorsque la personne lui paraissait mauvaise... Un insociable de première classe. Mais curieusement, pas aujourd'hui. Absynthe semblait pareil, mais Lorènn avait envie de décrypter les secrets de cet homme qui la vie avait placé sur son chemin ce même jour où tout allait mal et où soudain tout devenait clair. Rien n'était au hasard. Il était plus vieux, certes, et c'était justement ce qui attirait le jeune étudiant. Un homme plus âgé, sûrement plus cultivé, qui connaissait la vie depuis plus longtemps, qui semblait rongé par celle-ci... Lorènn se surprit à penser à son père, le sol homme adulte qu’il avait connu dans sa vie… Peut être associait-il Absynthe à son père absent, peut-être attendait-il de lui un apprentissage de la vie, de la vie adulte… Il ne savait pas, mais en tous cas, il ne l’avait pas rencontré par hasard et maintenant que le moment se présentait, autant profiter ! La chose ne se représenterait peut-être pas deux fois !
Lorènn craignait une chose, que son homme parte ainsi. Il ne ferait rien pour le retenir, mais il saurait qu’il serait déçu s’il en était ainsi. *Tu réfléchis trop, mon pauvre amis, sors de ta transe, car il va partir pour de bon si tu ne dis pas un mot !*
Lorènn sursauta et s’entendit dire :

- Dans quel domaine travaillez-vous ?

Une question étrange qui fit entrer dans le vif du sujet Lorènn, récalcitrant à se lancer pour de bon. Il jura mais intérieurement remercia la petite flamme de courage qui noyait son cœur apeuré de chaleur dans les moments difficiles…
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MessageSujet: Re: Un repas with THE libraire of Charleston {Absynthe}   Dim 13 Fév - 23:52

Il revint avec la carte du restaurant et brusqua sa contemplation du jeune inconnu du fond. Absynthe, pour minimiser les risques de douleurs fugaces, fixait une jeune demoiselle assise à la dernière table, en plein dans ses mots croisés. Les yeux noisettes de la jeune femme se relevèrent et fixèrent ses prunelles sombres. Elle devait avoir deviner que quelqu'un l'observait. C'était comme un sixième sens. On le savait quand quelqu'un nous regardait. C'est une étrange sensation, une vague de gêne qui nous saisit le ventre et l'esprit, un petit frisson qui nous parcourt la peau... puis les deux regards se rencontrent, se défient, parfois, un sourire poli se dessine (flatté, pour celles qui se savent jolies), parfois, un sourcil interrogateur se dresse et la lueur mi-curieuse, mi-inquiète du regard devient froide. Pour d'autre, la tête et les yeux se baissent pendant que la peau de son visage rosit.
Le jeune étudiant venait de s'assoir pile au moment où les regards du libraire et de la jeune femme se croisèrent. Absynthe en fut un peu irrité mais n'en montra rien, curieux de savoir comment elle aurait réagit, mais d'un certain coté, ça le soulagea. Il n'aura pas à se justifier. De toute façon, tout le monde regarde tout le monde, même si c'était impoli. Il savait d'ailleurs que si elle avait soutenue son regard, lui, n'aurait pas tenu et tourner la tête ailleurs, provoquant d'ailleurs une vague de douleur. Tout compte fait, l'interruption de... Lorènn était la bienvenue.
Ce dernier, justement, était perdu dans ses pensées, il semblait chercher une information et apparemment, il espérait la trouver dans les yeux du libraire qui ne broncha pas.
Il finit par dire, comme si la lumière avait éclairée son chemin brumeux, d'une voix... vaporeuse, distante, comme quand on se réveille d'un long sommeil. Avait-il retrouvé son information ?


- C'est très beau comme prénom je trouve. L'étudiant marqua une pause avant de continuer.
Oh, j’allais oublier ! Vous avez faim ? Je vous paye ce que vous voulez, pour me faire pardonnez ma conduite...

L'attitude plus éveillée du jeune homme le secoua un peu, elle le surprit même. Autant que son compliment d'ailleurs. Absynthe s'apaisa, son nom était oubliable et ce n'était qu'un nom, pourquoi s'en inquiéter ?
Il prit une grande inspiration et regarda la carte. En effet, il avait très faim. Absynthe ne se rendit pas compte du temps de réaction qu'il faisait preuve aujourd'hui. L'étudiant eut le temps de lui poser une seconde question, qu'il ne soupçonnait pas d'ailleurs. Il s'attendait à un "Vous êtes sûr que ça va ?" ou un "Qu'est qui vous arrive ?". Non, il eu droit à un :


- Dans quel domaine travaillez-vous ?

Absynthe au début surpris, voulu rire en se remémorant le souvenir que cette question avait faite remontée mais par politesse, il n'en fit rien et resta le plus impassible possible. Une fois, il ne devait pas avoir plus de 14 ans, son jeune frère de 7 ans à qui on avait poser la fameuse "Que veux-tu devenir plus tard ?", avait répondu qu'il voulait faire un métier abracadabrantesque et inexistant : écrivain de dictionnaire Français-Patate. Le petit garçon rondouillard avait une drôle de lubie qu'il traîna durant une ou deux années : il savait parlait aux patates. Absynthe était partie dans une grosse crise de fou rire à ce moment là, à l'énoncé du métier et aux têtes incrédules de ses parents, très vite rejoint par son adorable petit frère.
Absynthe avait décrété, prêt à défendre son frère : "Oui, ça c'est un métier d'avenir et puis, il existe bien un vieil homme qui parle aux chats, pourquoi pas aux patates ?".
Aujourd'hui encore, son petit frère plus aussi jeune que ça répondait par une idiotie à la même question "Que faites-vous dans la vie ?". Jamais la même évidemment, sinon c'est pas drôle. Il avait d'ailleurs pris l'habitude de lui envoyer par texto sa dernière trouvaille.
Absynthe eut envie d'en faire de même, bien que le texto attendra un peu. Sans qu'il ne s'y attende, son ventre grogna. Il répondit, espiègle, après un petit temps de surprise. Il s'accouda et se pencha légèrement, complice.


- Et bieeen... si vous voulez tout savoir, je prends la température du postérieur des poulets. Dit-il avec le plus grand sérieux possible. Eeet, je suppose que vous ne me croirez pas si je vous dis que je n'ai pas faim... ? A l'origine, j'allais repousser votre offre, prétextant un manque d'apétit, inexistant je dois dire, mais je suppose que ça ne passera pas comme mensonge...

Il lui offrit un dernier sourire comique mais qui se voulait convaincant.
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MessageSujet: Re: Un repas with THE libraire of Charleston {Absynthe}   Mer 2 Mar - 9:50

Le jeune homme, sur le qui-vive, attendait la réponse de son hôte. Absynthe était un homme curieux qui avait des pensées multiples en quelques secondes de l'avis de Lorènn...
Et à force de réfléchir, il se dit que sa question était décidément très bête. C'est vrai, il n'y avait pas de domaine à proprement parler et certaines personnes travaillaient dans plusieurs domaines. Et d'autres ne travaillaient pas du tout ! Il n'avait pas penser à ça ! Et si Absynthe ne travaillait pas, il l'aurait bien lui, avec son air sérieux d'homme d'affaires, avec son costume parfait et sa coiffure bien carrée (pour une fois !). Pourtant, le jeune homme se soulagea vite, l'homme en face de lui n'avait pas l'air de quelqu'un au chômage, il était, comme lui sérieux et droit, impassible. C'est pourquoi sa réaction l'étonna beaucoup. Il était sérieux, on le sentait dans sa voix mais on sentait aussi pointé un brin d'ironie. Son sourire à la fin de son petit discours finit de convaincre et à la fois de rassurer le jeune homme sur son hôte :


- Et bieeen... si vous voulez tout savoir, je prends la température du postérieur des poulets. Eeet je suppose que vous ne me croirez pas si je vous dis que je n'ai pas faim... A l'origine, j'allais repousser votre offre, prétextant un manque d'appétit, inexistant je dois dire, mais j'imagine que ça ne passera comme mensonge...

Lorènn en resta bouche bée. Il avait lui même répondu à son père le jour où il lui avait dit qu'il reprendrait la boîte qu'il préférait être videur de truites que reprendre sa foutue boîte d'immobilier.
Son père lui avait rit au nez mais il n'avait fait aucun commentaire. Lorènn avait évidemment dit ça pour rire mais la réaction d'Absynthe lui rappela lui à ce moment là. Et pourtant il semblait sérieux à ce moment là. Lorènn sourit et il se hâta de répondre, le sourire aux lèvres et la mine joyeuse, comme jamais ! Cela faisait des mois qu'il n'avait pas autant rit, et ça faisait du bien, même intérieurement.

- Oh, très beau métier ! Il est vrai que je ne vous imaginais pas du tout un thermomètre à la main et plongez dans le postérieur des poulets mais si c'était votre rêve, écoutez… Bon, pour ce qui est du repas, choisissez ce que vous voulez, je paye le repas !

Il lui tendit de nouveau la carte et il croisa malencontreusement un regard qu'il avait déjà croiser. Toujours souriant, il décida cette fois de le suivre, chose qu'il n'avait pas faite la dernière fois. Il rencontra une jeune fille charmante en fond de salle et, n'écoutant qu'un mouvement de folie et un accès de joie, il se leva, sentant le regard d'Absynthe dans son dos, il continua pourtant et alla parler à la fille, sachant que son homme n'aimerait pas ça, il demande pourtant :

- Mademoiselle, excusez-moi, voulez-vous venir à notre table ?
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Un repas with THE libraire of Charleston {Absynthe}

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